EVENEMENT
Le Défi Solidaire de Vincent Marc : « La performance sportive au profit des enfants malades »


Transformer un défi sportif en formidable élan collectif de solidarité, c’est tout l’esprit du Défi Solidaire imaginé par Vincent Marc. Après avoir relevé de nombreux challenges sportifs au profit d’associations dédiées à la recherche sur les maladies infantiles, Vincent Marc récidive les 10 et 11 octobre prochains avec un nouveau défi : courir trois marathons en 24 heures sur la piste du stade Jean-Pierre-Rives à Courbevoie. Son objectif ? Récolter 15 000 euros de dons pour ELA, une association qui œuvre aux côtés des enfants atteints de leucodystrophie. Cet événement, qui invite chacun à se mobiliser, est surtout une belle aventure humaine qui conjugue sport, dépassement de soi et générosité.
-Comment vous est venue l’idée de créer le Défi Solidaire ?
J’ai couru des marathons et des trails sur de longues distances pendant des années, et j’ai eu l’envie de créer un collectif afin de récolter des fonds pour de bonnes causes. La première année, je me suis investi pour la Ligue contre le cancer, l’année suivante pour les enfants de l’hôpital Necker, puis pour l’association Laurette Fugain. Mon but était de créer un grand rendez-vous annuel sportif et chaleureux pour mobiliser le plus grand nombre autour d’une cause. Le Défi Solidaire est avant tout un vecteur pour rassembler les gens afin de soulever des fonds pour la recherche.
-Vous étiez-vous fixé des objectifs bien précis lors des premières éditions ?
Je me suis très tôt aperçu que, pour mobiliser les gens et collecter des dons, j’étais obligé de proposer un challenge qui sorte de l’ordinaire. Lorsque j’ai annoncé une année que j’allais courir quatre marathons en un seul week-end en reliant Paris, Marseille, Toulouse et Courbevoie, j’ai vu qu’il y avait un effet « waouh » qui a permis une grosse mobilisation. Aujourd’hui, je cours trois marathons en 24 heures, ce qui représente déjà une belle performance et selon moi, c’est le bon format. Ainsi, au lieu de courir dans des endroits différents, je reste dans le même stade : cela permet aux gens de venir quand ils le souhaitent pour faire eux aussi un ou plusieurs tours de piste ou prendre l’apéro…Il s’agit d’un événement convivial qui attire un public très large et de tous âges.

-Le Défi Solidaire est aussi un moment privilégié de partage et de rencontres humaines ?
Oui, on assiste à des moments extraordinaires autour de la piste. Il y a deux ans, un homme qui avait perdu ses deux filles de la leucodystrophie, est venu me voir courir et m’a confié qu’il n’avait plus goût à rien. Aujourd’hui, il court 10 km par jour, s’est remis au théâtre et donne des cours…Il a retrouvé toute son énergie ! De même, un vieux monsieur en déambulateur est venu avec sa fille et a fait un tour de piste (400 mètres), ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps ! Je m’aperçois que, au-delà des dons que je peux récolter pour la cause, ce type d’événement peut redonner un souffle à des personnes. Et ces belles rencontres humaines sont un véritable moteur… Par ailleurs, le groupe Whatsapp que j’ai créé compte à ce jour plus de 700 abonnés. Pendant 24 heures durant le marathon, je reçois plein de messages de soutien, ça crée une énergie folle ! Il y a également des jeunes issus de clubs sportifs qui viennent faire quelques tours de piste. Et de nombreuses personnes qui n’auraient jamais eu l’opportunité de se croiser, tissent des liens et partagent un vrai moment de vie durant l’événement. J’ai la chance d’avoir le support de la Mairie de Courbevoie, du Rugby Club de Courbevoie et du Club d’athlétisme pour l’organisation, mais aussi celui du Festival de la Communication Santé pour faire rayonner ce Défi Solidaire…Sans oublier le soutien de ma compagne Stéphanie qui est à mes côtés depuis le début !
-Comment s’organise concrètement l’événement et comment vous préparez-vous ?
Je me soumets toujours à un entraînement de trois mois avec une montée en charge en termes de kilomètres. Ainsi, je cours environ 80 à 100 km par semaine le mois précédent le marathon. Je m’impose aussi 30 minutes de renforcement musculaire par jour. Cette année, je commencerai à courir le samedi 10 octobre à midi sur la piste du stade Jean-Pierre-Rives à Courbevoie, et je terminerai le dimanche à midi. Je réalise deux marathons le premier jour, je dors ensuite 3 ou 4 heures, puis je cours le dernier marathon le dimanche 11 octobre au matin. Cela représente 316 tours de piste en tout. Les gens peuvent venir à toute heure et, parallèlement, des animations sont prévues sur place. Cette année, l’Institut du Cerveau donne rendez-vous aux enfants pour expliquer le fonctionnement du cerveau avec une approche ludique. Etant donné que je travaille moi-même dans le secteur de la santé, j’ai la chance de pouvoir réunir des gens issus de mon milieu professionnel et des connaissances personnelles. Mon souhait est de voir les entreprises, les laboratoires et les services publics se concentrer sur les maladies pédiatriques et œuvrer davantage pour accélérer la recherche. Les enfants doivent être notre priorité.

-Pensez-vous que le Défi Solidaire puisse faire des émules ?
Oui, bien sûr. J’observe d’ailleurs qu’il y a de plus en plus de courses solidaires qui s’organisent ces dernières années à travers la France. Des jeunes se mobilisent pour traverser le pays à vélo par exemple ou faire des marathons vers les capitales d’Europe au profit de différentes causes… Grâce aux réseaux sociaux, on arrive à mobiliser rapidement et de plus en plus de jeunes se prêtent au jeu. Je trouve ça formidable et très encourageant de voir que la jeunesse assure la relève !
-Avez-vous d’autres objectifs ou actions que vous aimeriez mettre en place dans le futur ?
Actuellement, je travaille sur un concept qui s’appelle « Les 24 heures de la santé ». C’est un rendez-vous annuel que je souhaite créer avec l’ensemble du secteur public, du secteur privé, les patients et les associations de patients pour soutenir une cause. L’objectif est de se réunir pour travailler sur des maladies pédiatriques rares, qui sont sans traitement médicamenteux. Il s’agit de susciter une forte mobilisation et d’inscrire cet événement dans la durée. Le secteur de la santé est en danger mais selon moi, on peut réussir à le transformer pour continuer à soigner le plus grand nombre. Mais il faut agir rapidement.
-Avez-vous une devise dans la vie ?
Ensemble on va plus loin…mais aussi plus vite !





